{"id":2529,"date":"2017-07-24T19:01:53","date_gmt":"2017-07-24T19:01:53","guid":{"rendered":"http:\/\/wordpress-dev.library.illinois.edu\/staff\/kolbp\/fr\/proust\/"},"modified":"2017-07-24T22:13:42","modified_gmt":"2017-07-24T22:13:42","slug":"proust","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/wordpress.library.illinois.edu\/rbx\/kolbproust\/fr\/proust\/","title":{"rendered":"Proust"},"content":{"rendered":"<div id=\"colCenter\">\n<h2>Biographie<\/h2>\n<h3><strong> (Auteuil, 10 juillet 1871 &#8211; Paris, 18 novembre 1922) <\/strong><\/h3>\n<p>Marcel Proust naquit \u00e0 Paris dans une famille de bonne bourgeoisie. Son p\u00e8re \u00e9tait m\u00e9decin, sa m\u00e8re \u00e9tait issue d&#8217;une famille juive, riche et cultiv\u00e9e. D\u00e8s l&#8217;enfance, Proust souffrit de crises d&#8217;asthme chronique.<\/p>\n<p>Ses talents litt\u00e9raires se manifest\u00e8rent d\u00e8s le lyc\u00e9e. Il commen\u00e7a t\u00f4t \u00e0 fr\u00e9quenter des salons comme celui de Mme Arman, amie d&#8217;Anatole France. Sous le patronage de ce dernier, Proust fit para\u00eetre en 1896 son premier livre <cite> Les Plaisirs et les Jours <\/cite> , un recueil de nouvelles, d&#8217;essais et de po\u00e8mes. Il eut peu de succ\u00e8s.<\/p>\n<p>Proust avait commenc\u00e9 en automne 1895 un roman qu&#8217;il n&#8217;acheva pas et abandonna vers novembre 1899. Ce roman ne fut publi\u00e9 qu&#8217;en 1952 sous le titre <cite> Jean Santeuil <\/cite> .<\/p>\n<p>Apr\u00e8s ce second \u00e9chec, Proust consacra plusieurs ann\u00e9es \u00e0 traduire et commenter l&#8217;historien d&#8217;art anglais, John Ruskin. Il publia plusieurs articles sur celui-ci et deux traductions: <cite> La Bible d&#8217;Amiens <\/cite> en 1904, <cite> S\u00e9same et les Lys <\/cite> en 1906. Les deux pr\u00e9faces \u00e0 ces ouvrages sont importantes pour la formation du style et de l&#8217;esth\u00e9tique de Proust. &#8220;Sur la lecture&#8221;, pr\u00e9face de <cite> S\u00e9same <\/cite> , contient des th\u00e8mes que l&#8217;on retrouvera dans <cite> Du C\u00f4t\u00e9 de chez Swann <\/cite> .<\/p>\n<p>Profond\u00e9ment boulevers\u00e9 par la mort de sa m\u00e8re en septembre 1905, Proust interrompit quelques mois son activit\u00e9 litt\u00e9raire.<\/p>\n<p>En f\u00e9vrier 1907, il fit para\u00eetre dans le Figaro un article intitul\u00e9 &#8220;Sentiments filiaux d&#8217;un parricide&#8221;, o\u00f9 il esquisse l&#8217;analyse de deux \u00e9l\u00e9ments fondamentaux dans sa future psychologie : la m\u00e9moire et la culpabilit\u00e9. D&#8217;autres articles parus en 1907-1908 sont consid\u00e9r\u00e9s comme des travaux pr\u00e9liminaires \u00e0 son roman, dans lequel ils seront int\u00e9gr\u00e9s plus tard.<\/p>\n<p>Au d\u00e9but de l&#8217;ann\u00e9e 1908, Proust \u00e9crivit pour le Figaro une s\u00e9rie de pastiches imitant le style de Balzac, Michelet, Flaubert, Sainte-Beuve et autres prosateurs du XIXe si\u00e8cle.<\/p>\n<p>En m\u00eame temps il se mit \u00e0 travailler \u00e0 un roman, tout en projetant d&#8217;\u00e9crire plusieurs essais de critique litt\u00e9raire, artistique et sociologique. L&#8217;un de ces essais devait \u00eatre consacr\u00e9 \u00e0 Sainte-Beuve. Peu \u00e0 peu tous ces projets se fondirent en un seul. Durant l&#8217;\u00e9t\u00e9 1909, l&#8217;essai &#8220;Contre Sainte-Beuve&#8221; est devenu un roman, que Proust ne cessa d&#8217;\u00e9crire qu&#8217;\u00e0 sa mort. En mai 1913, il adopta pour titre g\u00e9n\u00e9ral: <cite> \u00c0 la recherche du temps perdu <\/cite> .<\/p>\n<p>La premi\u00e8re partie du roman, <cite> Du c\u00f4t\u00e9 de chez Swann <\/cite> , fut publi\u00e9e en novembre 1913. La guerre reporta \u00e0 juin 1919 la parution d&#8217; <cite> \u00c0 l&#8217;ombre des jeunes filles en fleurs <\/cite> , qui obtint le prix Goncourt en d\u00e9cembre suivant. Durant les trois derni\u00e8res ann\u00e9es de sa vie, Proust ne cessa pas de travailler \u00e0 son roman. Il vit encore para\u00eetre trois volumes: <cite> Le c\u00f4t\u00e9 de Guermantes I <\/cite> (octobre 1920), <cite> Le c\u00f4t\u00e9 de Guermantes II &#8211; Sodome et Gomorrhe I <\/cite> (mai 1921), <cite> Sodome et Gomorrhe II <\/cite> (avril 1922).<\/p>\n<p>Le 18 novembre 1922, Proust mourut d&#8217;une pneumonie. La suite de son oeuvre, que Proust avait achev\u00e9e mais qu&#8217;il n&#8217;avait pu compl\u00e8tement r\u00e9viser, fut publi\u00e9e par son fr\u00e8re, Robert Proust, aid\u00e9 par Jacques Rivi\u00e8re puis Jean Paulhan, directeurs de la <cite> Nouvelle Revue Fran\u00e7aise <\/cite> . En 1923 parut La Prisonni\u00e8re ; en 1925, <cite> Albertine disparue <\/cite> ; en 1927, <cite> Le Temps retrouv\u00e9 <\/cite> .<\/p>\n<p>L&#8217;oeuvre de Proust fut de son vivant l&#8217;objet de vives controverses entre ceux qui la devinaient g\u00e9niale et ceux qui la proclamaient illisible. Aujourd&#8217;hui elle est reconnue comme une oeuvre majeure de la litt\u00e9rature de langue fran\u00e7aise.<\/p>\n<p>&#8211;V. Greene<\/p>\n<p><a href=\"\/rbx\/kolbproust\/proust\/\"> version anglaise\/English version <\/a><\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Biographie (Auteuil, 10 juillet 1871 &#8211; Paris, 18 novembre 1922) Marcel Proust naquit \u00e0 Paris dans une famille de bonne bourgeoisie. Son p\u00e8re \u00e9tait m\u00e9decin, sa m\u00e8re \u00e9tait issue d&#8217;une famille juive, riche et cultiv\u00e9e. D\u00e8s l&#8217;enfance, Proust souffrit de crises d&#8217;asthme chronique. Ses talents litt\u00e9raires se manifest\u00e8rent d\u00e8s le lyc\u00e9e. 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